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Ce qui nous lie



Ce qui nous lie

A u premier abord “Ce qui nous lie” semble être une énième saga familiale, du genre que nous sert France 2 l’été, quand la canicule et l’ennui nous traînent jusqu’à notre canapé où nous finissons l’après-midi avachis et amorphe, pendant que notre Claire Keim nationale papillonne sur le petit écran…

Bref, “Ce qui nous lie” et son affiche qui sent bon le terroir et le téléfilm version grand écran surprend. Non ce n’est pas une histoire de famille cul-cul la praline, dégoulinante de bons sentiments, servant sur un plateau des leçons de vie gentillettes et un peu écoeurantes…

Mais je m’égare, plutôt que d’énumérer ce que ce film n’est pas, concentrons nous sur ce qu’il est.

Un jeune adulte, campé par le très bon Pio Marmai, revient au domaine familial, au coeur du Beaujolais, après des années d’absence pour revoir son père gravement malade. Il retrouve son frère et sa soeur, tous les deux un peu perdus et un peu en colère de le revoir revenir sans prévenir après tant de temps sans nouvelle… Si les débuts sont difficiles, les trois frangins réapprennent à se découvrir, à se connaître et à s’aimer au rythme d’une saison entière dans les vignes paternelles. On récolte, on sème, on met en bouteille, on goûte, on célèbre le vin, le raisin et la terre. Et c’est pour notre plus grand bonheur que, nous spectateurs, on partage avec ces trois personnages leurs joies, leurs colères, leurs peines, leurs fous rires, leurs vies tout simplement.





On se sent comme chez nous, “posey” dans cette famille attachante, on aimerait ne pas les quitter et que le film dure deux heures de plus !

Klapisch signe un retour au top de son talent avec une réalisation simple et efficace et des acteurs émouvants, au jeux juste et franc. Ce film est une belle découverte dans le paysage cinématographique français, avec des scènes déjà cultes (notamment celle où Jérémie, le plus jeune, à une conversation à moitié bourré avec sa femme, hilarant!), qui changent des films hollywoodiens où les acteurs se veulent naturels malgré les trois heures de maquillage plâtrées sur leur visage, où l’étalonnage se résume à des flairs à tous les coins de plans et à des couleurs sous amphés… !

En bref, allez voir “Ce qui nous lie”, finissez la soirée avec un bon verre de Saint Jo’ et dites, sans honte, “vive le cinéma français”!

 

Voir la bande annonce ici






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